Québec perd 43 000 emplois et le chômage atteint 6,2 % — Emploi
43 000 emplois ont disparu au Québec en avril 2026, et le taux de chômage a grimpé à 6,2 %. Pour les travailleurs, cela veut dire un marché où les postes se raréfient plus vite que les chercheurs d’emploi ne se retirent.
Le chiffre de 6,2 % ramène le Québec au sommet atteint en juin 2025, après une baisse de 91 000 postes de janvier à avril 2026. Statistique Canada décrit ce mouvement comme « une baisse du nombre de personnes en emploi et une hausse du nombre de personnes à la recherche de travail ».
Montréal perd 56 000 emplois
56 000 emplois ont été perdus dans la grande région de Montréal entre janvier et avril 2026, et le taux de chômage métropolitain a atteint 7,7 % en avril. Le niveau n’avait pas été aussi élevé en juillet 2016 si l’on ignore les années 2020 et 2021, ce qui place la région au cœur du recul québécois.
7,7 % à Montréal contre 6,2 % à l’échelle de la province montre une fracture nette dans l’emploi. Le Québec a ainsi été la province qui a perdu le plus grand nombre d’emplois en avril 2026, devant l’Ontario, qui a gagné 42 000 emplois.
Simon Savard pointe les droits de douane
Simon Savard, économiste principal et directeur adjoint de l’Institut du Québec, a dit que le portrait du marché du travail québécois s’était détérioré et que cela n’était pas étranger aux droits de douane qui persistent aux États-Unis. Il a aussi noté: « En cumulatif sur trois ans, il n’y a à peu près pas de croissance dans le secteur privé au Québec, donc ce n’est déjà pas une bonne nouvelle. Si on ajoute la hausse du taux de chômage, on est clairement dans des signes de détérioration ».
0,8 point de pourcentage sépare le taux de chômage québécois d’avril du niveau observé en mars, et 1,3 point de pourcentage place Montréal au-dessus du reste de la province. En avril 2026, le Canada a aussi perdu 18 000 postes et son taux de chômage a atteint 6,9 %, ce qui laisse le Québec plus faible que l’économie nationale dans ce rapport.
43 000 emplois perdus en un mois, 91 000 postes perdus depuis janvier, et un chômage à 6,2 %: le signal envoyé aux employeurs québécois est celui d’un marché qui continue de se contracter. Quand le secteur privé affiche à peine de croissance sur trois ans et que la demande américaine pèse encore sur certains emplois, la prochaine lecture de l’emploi comptera moins comme un ajustement statistique que comme un test de résistance.