Charlie Dalin meurt à 42 ans après son titre au Vendée Globe
Charlie Dalin est mort à Quimper dans la nuit de mercredi à jeudi à l’âge de 42 ans des suites d’un cancer. Le vainqueur du Vendée Globe 2024/2025 s’éteint huit mois après son arrivée victorieuse aux Sables-d’Olonne, où il avait aussi établi le record de l’épreuve en 64 jours, 19 heures et 22 minutes.
Quimper et la famille Dalin
Sa famille a annoncé son décès à l’AFP, et son épouse, Perrine Le pape, a écrit que la mort était survenue des suites d’une longue maladie. Dans ce message transmis jeudi, elle a aussi indiqué que des hommages lui seront rendus dans les jours à venir.
Dalin luttait depuis un peu plus de deux ans et demi contre une tumeur stromale gastro-intestinale. Il avait emporté la maladie à bord de son Imoca avec l’autorisation des médecins et un traitement adapté lors du Vendée Globe 2024/2025, puis il avait rendu public son cancer en octobre dernier dans un livre destiné à aider les malades.
Du Havre aux Sables-d’Olonne
Né au Havre, installé depuis des années à Concarneau, il était devenu marin professionnel en 2011. Sa trajectoire l’avait mené à une série de résultats marquants: la Transat AG2R en 2012, le double titre de champion de France de course au large en 2014 et 2016, la Transat Jacques Vabre en 2019, puis la Fastnet Race en 2021 et en 2023.
Son parcours au Vendée Globe avait déjà pris une tournure singulière en 2021/2022, lorsqu’il avait franchi le premier la ligne d’arrivée avant d’être reclassé deuxième à cause d’une bonification de temps accordée à Yannick Bestaven. Cet épisode n’avait pas empêché sa reconnaissance dans le milieu de la course au large: il a reçu à l’unanimité le titre de Marin de l’année à Paris en mi-décembre.
Vendée Globe 2024/2025
Au moment de son dernier grand tour du monde, il avait mis sa carrière entre parenthèses pour passer du temps avec sa femme et son jeune fils. Peu avant sa mort, il confiait: “Ça me manque les courses, les départs, cette euphorie, cette ébullition”. Il ajoutait aussi: “Peu importe que ce soit un Vendée Globe ou des tours du service à pied (à l’hôpital), l’important c’est d’avoir un objectif pour avancer”.
Son décès laisse la voile française sans l’un de ses navigateurs les plus décorés de la dernière décennie, avec un palmarès qui va de cinq Solitaires du Figaro au record du Vendée Globe. Pour ceux qui suivaient sa carrière, la dernière image restera celle d’un vainqueur revenu à la maison en 2025, avant que la maladie ne rattrape le marin.