OPEP+ augmente de 188 000 barils par jour ses quotas — Organisation Des Pays Exportateurs De Pétrole
L’organisation des pays exportateurs de pétrole a relevé dimanche ses quotas de production de 188 000 barils par jour pour juin, dans une annonce qui cite l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman. Le communiqué publié sur le site du groupe ne mentionne pas les Émirats arabes unis, partis de l’alliance cette semaine.
Communiqué de l’OPEP+
Jorge Leon, économiste chez Rystad Energy, a estimé que cette omission reflète des tensions dans les relations avec Abou Dhabi après son départ de l’alliance cette semaine. Dans un commentaire à l’Agence France-Presse, il a déclaré que « cette omission reflète en effet un signe de tensions dans les relations avec Abou Dhabi après son départ de l'alliance cette semaine ».
La hausse annoncée concerne sept pays nommés dans le texte officiel. Elle intervient au moment où le groupe cherche à afficher une ligne commune alors qu’un membre clé quitte l’alliance, sans que le communiqué fasse apparaître ce départ dans ses propres termes.
Quota et production en mars
Priya Walia, analyste chez Rystad Energy, a indiqué que la production des pays de l’OPEP+ soumis à des quotas est tombée à 27,68 millions de barils par jour en mars, contre 36,73 millions de barils par jour de quotas. Elle a calculé un déficit d’environ 9 millions de barils par jour entre les deux niveaux.
Cette différence montre que l’annonce de juin s’ajoute à un écart déjà large entre les plafonds fixés et le pétrole réellement produit par les pays qui doivent respecter ces quotas. L’Iran reste dans l’OPEP+, mais il n’est pas soumis à des quotas.
Départ des Émirats arabes unis
Amena Bakr, analyste chez Kpler, a dit lors d’une visioconférence que « pour le groupe, le départ des Émirats arabes unis est un événement majeur, bien plus important que le départ du Qatar en 2019, puis de l'Angola ». Elle a aussi comparé ce départ à ceux du Qatar en 2019 puis de l’Angola.
La Russie, deuxième plus gros producteur du groupe, reste au centre de ces ajustements alors que l’OPEP+ a encore choisi d’augmenter ses quotas pour juin. Pour les pays cités dans le communiqué, la décision maintient la cadence des ajustements sans lever les doutes soulevés par l’absence des Émirats arabes unis dans le texte publié.