Sophie Faucher meurt à 68 ans à Montréal

Sophie Faucher meurt à 68 ans à Montréal

Sophie Faucher est morte mardi à Montréal à 68 ans, des suites d’une longue maladie. L’actrice et comédienne québécoise s’est éteinte entourée de ses proches, après une carrière de quatre décennies qui a touché la télévision, le théâtre, le cinéma, le doublage, la publicité et la littérature jeunesse.

Quatre décennies sur scène et à l’écran

Commencée à 20 ans après des études au Conservatoire, sa carrière a traversé plusieurs registres du spectacle québécois. Faucher a joué Claudel, Marivaux et Musset, incarné Antigone au Rideau Vert face à Jean-Louis Roux en Créon, puis Marie Stuart, reine d’Écosse, au Théâtre Denise-Pelletier sous la direction de sa mère, Françoise Faucher.

En 2005, son rôle de Crystale Bouvier-Montgomery dans Le cœur a ses raisons lui a valu un prix Gémeaux, aux côtés de Marc Labrèche. Elle a aussi joué dans Inventaires de Philippe Minyana à l’Espace Go et dans la série Le retour d’Anna Brodeur.

Frida Kahlo, une marque personnelle

En 2013, Faucher a créé Frida Kahlo: correspondance, prolongeant un lien ancien avec l’artiste mexicaine. Elle nourrissait un amour fou pour Frida Kahlo, collectionnait des affiches, figurines, livres et objets à son sujet, et l’a interprétée à plusieurs reprises. Elle avait aussi signé des pièces comme Apasionada et la Casa Azul, ainsi que des livres jeunesse dont Je m’appelle Frida Kahlo, Frida, la reine des couleurs et Maria, Pita et l’opéra.

Ce fil Frida n’efface pas l’autre réalité de ses dernières années. Au milieu des années 2010, elle avait combattu un premier cancer; au début de l’année, son état de santé s’est détérioré et la maladie a réapparu.

Le duplex et l’arrêt d’avril

En avril, Faucher s’est retirée de Le duplex, la pièce qu’elle devait jouer cet été avec Sylvain Marcel, Valérie Blais et François Massicotte. Pour le milieu théâtral, cette absence avait déjà signalé que la suite serait écrite sans elle.

Née à Montréal le 10 avril 1958, fille de la comédienne Françoise Faucher et du réalisateur Jean Faucher, elle avait souvent résumé sa place dans le métier par une phrase simple: “J’ai dû très vite me faire un prénom”. Son décès ferme une trajectoire qui avait mêlé répertoire, télévision populaire et écriture, et laisse derrière elle des œuvres encore identifiables par leur signature très personnelle.

Next