Claude Doiron: three charges in Procès as complainant testifies
Le procès de Claude Doiron a entendu la présumée victime raconter, en contre-interrogatoire, des gestes sexuels qu’elle dit avoir subis durant une seule journée de l’été 1988, à Cloridorme, près de Gaspé, alors qu’elle avait 12 ans. Doiron, qui a plaidé non coupable, fait face à trois charges: agression sexuelle, contacts sexuels et incitation à des contacts sexuels.
Cloridorme and the 1988 account
La plaignante, aujourd’hui dans la cinquantaine, a dit que les faits se seraient produits pendant les vacances scolaires, après sa 6e année, avant que Claude Doiron ne devienne policier. Elle a raconté qu’il l’avait embrassée, insisté pour qu’elle monte dans une voiture rouge, puis lui avait mis la main sur les seins sous son chandail. Elle a aussi dit qu’il s’était masturbé à côté d’elle après avoir « dézipé » son pantalon, avant de se tourner vers elle pour lui tripoter les seins et l’embrasser.
« Il a mis sa main sur mes seins, sous mon chandail, a raconté la présumée victime en contre-interrogatoire. Puis, il s’est masturbé à côté de moi, après avoir “dézipé” son pantalon. Il s’est ensuite tourné vers moi pour me tripoter les seins et m’embrasser. Quand il s’est masturbé, je n’ai pas voulu regarder; j’étais envahie par la peur. »
Me Jean-François Boucher au contre-interrogatoire
Me Jean-François Boucher a ciblé la tenue portée par la plaignante et les photos qu’il a montrées au tribunal. La plaignante a dit qu’elle portait un pantalon et un chandail avec une brassière en dessous. Elle a aussi indiqué que les trois photos montraient des personnes prises à l’été 1989 dans une municipalité de Lanaudière, et non en 1988 comme le suggéraient les notes manuscrites au verso.
« Portiez-vous une robe ou une jupe? » a demandé Me Jean-François Boucher. « Aviez-vous une brassière? » a-t-il aussi demandé. La plaignante a répondu qu’elle était certaine de l’année parce qu’elle avait obtenu sa photo d’identité scolaire dans les semaines suivant son séjour. Elle a dit ne pas reconnaître l’écriture sur les notes manuscrites.
Me Louis-Philippe Desjardins et les 38 ans
Me Louis-Philippe Desjardins a rappelé au tribunal que les faits remontaient à 38 ans, un délai qui place la mémoire au centre du débat. La plaignante a dit que Claude Doiron aimait hypnotiser des personnes, qu’il avait hypnotisé sa sœur et que cela l’avait marquée. Elle a décrit Doiron comme « séducteur et gentil » avec elle, avant d’ajouter: « Mon cerveau a subi un choc émotionnel. »
Elle a aussi déclaré: « Je ne voulais pas regarder. C’est quelque chose que je ne peux pas oublier. » Puis: « Pour moi, ce qui est arrivé, c’était des couples qui vivaient ça. » Et encore: « Je me suis demandé si c’était des sentiments amoureux, probablement pour adoucir ce que j’ai vécu et alléger la douleur de la petite fille de 12 ans que j’étais. » Le procès doit maintenant poursuivre l’examen de cette version et des éléments que la défense oppose à la chronologie avancée par la plaignante.