Canada imposes 7$ travel authorization for Saint-pierre-et-miquelon boat arrivals
Le 4 juin, le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada a annoncé qu’il exigerait désormais une autorisation de voyage électronique des personnes arrivant par bateau depuis saint-pierre-et-miquelon. La mesure vise une route maritime depuis l’archipel français situé à 19 kilomètres au large de Terre-Neuve.
Le document coûte 7 $. Ottawa a présenté cette exigence comme un filtre de présélection utilisé pour empêcher les criminels, les personnes atteintes de tuberculose active et certains demandeurs d’asile d’atteindre un poste de contrôle frontalier.
Saint-Pierre-et-Miquelon et Terre-Neuve
Le gouvernement fédéral veut sévir contre ce qu'il qualifie de « faible nombre » de demandes d’asile déposées par des étrangers arrivant à Terre-Neuve-et-Labrador en provenance d’un territoire français voisin. Saint-Pierre-et-Miquelon est desservi par un service de traversier régulier, ce qui donne à cette annonce un effet immédiat pour les voyageurs qui utilisaient cette liaison maritime.
Le ministère a lié la nouvelle règle à une utilisation perçue de cette route pour contourner les processus d'immigration et de contrôle aux frontières du Canada. Cette nouvelle exigence place les voyageurs par bateau dans le même cadre de présélection déjà utilisé pour d’autres arrivées visées par l’autorisation de voyage électronique.
Le ministère du Canada
Le ministère a dit qu’il observait une tendance émergente chez les demandeurs d’asile non admissibles à emprunter cette voie. Les chiffres, a-t-il ajouté, étaient trop faibles pour être rendus publics pour des raisons de confidentialité.
Pour les personnes qui se rendent depuis l’archipel français, la règle change le point de départ administratif du voyage avant même l’arrivée au poste frontalier. Le coût de 7 $ devient donc une formalité nouvelle à régler avant l’embarquement, dans un couloir maritime où Ottawa dit avoir détecté un usage croissant par des demandeurs d’asile non admissibles.
Ottawa et la route maritime
La lecture politique de cette mesure est claire dans la formulation d’Ottawa: le Canada resserre l’accès à une courte traversée de 19 kilomètres qu’il considère désormais comme une voie à surveiller de plus près. Ce changement laisse la liaison Saint-Pierre-et-Miquelon–Terre-Neuve ouverte, mais il ajoute une couche de contrôle préalable que les voyageurs devront désormais anticiper.