L’AARASD mobilise Prisonnier Naâma Asfari et le dossier Gdeim Izik
L’AARASD a lancé une vaste campagne internationale pour obtenir la libération du prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari et du groupe de Gdeim Izik. L’association demande aussi un appui explicite à la grève de la faim illimitée menée par Asfari après plusieurs grèves de 48 heures en avril et mai 2026.
Naâma Asfari et Gdeim Izik
L’Association française des amis de la République arabe sahraouie démocratique a adressé une lettre ouverte aux principales organisations internationales de défense des droits humains. Elle y appelle à soutenir la grève de la faim illimitée menée par le détenu politique sahraouie Naâma Asfari
et à faire pression pour la libération des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik.
Le groupe de Gdeim Izik est incarcéré depuis plus de seize ans. L’association cite plusieurs décisions du Comité des Nations unies contre la torture qui ont conclu à des violations de la Convention contre la torture dans ce dossier, et elle invoque aussi l’avis n° 23/2023 du Groupe de travail sur la détention arbitraire.
Staffan de Mistura et l’ONU
L’AARASD a aussi écrit à Staffan de Mistura, envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental. L’association lui demande d’intervenir immédiatement pour obtenir la libération du groupe et d’inciter les autorités marocaines à appliquer les décisions du Comité contre la torture.
La lettre soutient que les condamnations prononcées contre Naâma Asfari, Sidi Abdallah Abahah, Abdeljalil Laroussi, Mohamed Bourial, Mohamed Bani, Hassan Dah, Mohamed Lamine Haddi, Ahmed Sebaï et Sidi Ahmed Lemjid reposent principalement sur des aveux extorqués sous la torture ou la contrainte. L’association ajoute qu’aucune enquête indépendante et effective n’a été menée sur les allégations des détenus.
Mesures humanitaires de l’ONU
Pour l’AARASD, le maintien en détention des personnes détenues à Gdeim Izik soulève de sérieuses inquiétudes sur le respect par le Maroc de ses obligations internationales. L’association dit aussi que leur libération pourrait constituer une mesure de confiance dans les efforts de l’ONU pour parvenir à une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental.
Elle appelle enfin à inclure le cas de Gdeim Izik dans les mesures humanitaires accompagnant le processus politique parrainé par l’ONU, ce qui place désormais la pression sur Staffan de Mistura et sur les organisations de droits humains auxquelles la campagne s’adresse directement.