Camille dit que sa vie s’est arrêtée le 1er janvier après le drama de Crans-Montana. Près de six mois après l’incendie de la Constellation, elle dit vivre avec une blessure encore visible, des séquelles psychologiques et des difficultés financières qui n’ont pas disparu.
L’incendie a fait 41 morts et 151 blessés. Camille a raconté qu’elle était venue voir son amie Cyane et que Jessica Moretti a appelé la serveuse qui travaillait à l’étage pour aider à servir des bouteilles de champagne avant que la mousse acoustique au plafond ne prenne feu en quelques secondes.
Camille à la Constellation
Camille a dit à 24 heures qu’elle est tombée puis a été piétinée par la foule paniquée. Elle a subi une côte cassée, des brûlures du second degré à la main et n’a pas retrouvé toute sa mobilité.
Elle a aussi dit qu’elle garde le souvenir du chaos, de l’horreur et de la tentative de réanimation infructueuse de son amie. Installée près de l’ancien logement de Cyane, elle décrit un quotidien encore pris dans les suites du feu.
Les séquelles de Camille
Elle a résumé son état par cette phrase: « Ma vie s'est arrêtée le 1er janvier, je n'arrive toujours pas à réaliser ce qui s'est passé ». Elle a ajouté: « Je me suis vu mourir, j'ai mis mes mains sur mon visage pour me protéger, je ne sentais plus mes jambes, j'étais paralysée ».
Camille a dit aussi: « J'aimerais pouvoir déménager, mais ce n'est pas possible financièrement. Même mon deuil, je ne parviens pas à le faire ». La narration qui l’accompagne précise que ses séquelles sont aussi psychologiques.
Le fonds et l’exclusion
Camille a indiqué qu’un fonds a été créé pour aider les victimes à se soigner et à reconstruire leur vie, mais qu’elle ne peut pas y accéder parce qu’elle n’a pas passé la nuit à l’hôpital. Son avocat a ajouté que le traumatisme psychologique n’est pas pris en compte dans la procédure actuelle, pas plus que les situations économiques devenues très précaires après l’incendie.
Il a dit: « Il n'y a aucune place pour le traumatisme psychologique, qui peut être pourtant plus grave et plus long que l'atteinte physique. Il n'est pas non plus tenu compte des situations économiques, devenues très précaires suite à l'incendie. C'est choquant ». Plusieurs dossiers restent à l’étude, et la question qui demeure est simple: combien d’autres victimes sont écartées du fonds faute d’avoir dormi à l’hôpital après le feu ?






