Senegal vs Iraq, vendredi à 21 heures, vaut bien plus qu’un simple dernier match de groupe pour le Sénégal. Après deux défaites, les Sénégalais n’ont plus qu’une porte ouverte vers les seizièmes de finale de la Coupe du monde: gagner l’Irak et soigner l’écart.
Le calcul est brut. Le Sénégal doit s’imposer pour espérer finir parmi les meilleurs troisièmes, avec un ticket qui dépend aussi de la marge, pas seulement du score. Pape Thiaw l’a résumé jeudi en conférence de presse: « Il nous reste un match. »
Pape Thiaw fixe le cap
Le sélectionneur a ajouté: « On doit montrer qu'on est les champions d'Afrique ». Sa formule dit l’essentiel de l’état du groupe avant le rendez-vous de vendredi. Il ne s’agit plus de corriger une entame ratée, mais de trouver une réponse nette après les revers subis face à la France, 1-3, puis face à la Norvège, 2-3.
Kalidou Koulibaly reste l’un des repères de cette équipe. Blessé, le capitaine a pourtant été titularisé à chaque match dans ce tournoi, et il a dit se sentir « de mieux en mieux ». Sa trajectoire compte parce qu’elle résume le mieux la situation du Sénégal: un cadre diminué, mais toujours présent dans le onze.
Des primes récupérées au séjour
Le contexte autour du groupe n’a pas été simple. Le Sénégal est arrivé aux États-Unis trois semaines avant son entrée contre la France, et le séjour a commencé par une défaite 2-3 contre les États-Unis à la sortie de l’avion. Le jour même de la Tabaski, le groupe a ensuite perdu contre la France, avant le revers contre la Norvège mardi dernier.
Le groupe dit ne pas s’occuper des perturbations, mais les joueurs ont dû batailler pour récupérer leurs primes de qualification pendant le séjour. Dans le même temps, le contrat de Pape Thiaw n’avait pas été renouvelé depuis février avant que la situation ne soit réglée avec des interventions du plus haut niveau de l'État pendant la compétition. Le Sénégal aborde donc Friday dans un cadre lourd, avec un seul résultat acceptable et une obligation de maîtrise plus large que le simple succès.
Dakar avant le verdict
À Dakar, le 26 mai, le président de la République avait remis le drapeau à la sélection. Ce geste prenait une autre dimension au fil des défaites, surtout avec le Sénégal désormais contraint de viser les meilleurs troisièmes pour prolonger son tournoi.
Vendredi à 21 heures, le terrain dira si ce groupe peut encore transformer une fin de phase de groupes en qualification. Le Sénégal a-t-il réellement la marge de buts nécessaire contre l'Irak pour figurer parmi les meilleurs troisièmes?






