Zinedine Zidane a été expulsé contre Saudi Arabia au World Cup 1998 après avoir visé un défenseur saoudien d’un geste de mauvaise humeur. La France a ensuite dû avancer sans lui pendant deux matches, et la sanction a aussitôt déclenché des remontrances au sein du groupe.
Aimé Jacquet et Didier Deschamps
Aimé Jacquet a résumé la ligne du vestiaire sans détour: "Il faut savoir maîtriser ses impulsions. Quand on commet un geste regrettable, on doit s’attendre à le payer cher". Didier Deschamps a été encore plus frontal sur TF1: "Zinédine, c’est impardonnable".
Le capitaine a ajouté que Zidane allait "nous condamner sur deux ou trois matchs, je pense qu’il va les prendre" et a parlé d’"une réaction stupide". Il a aussi rappelé que, compte tenu du jeu de la France, c’était "un atout important que l’on perd".
Clairefontaine avant Paraguay
Zidane a reçu une suspension de deux matches, puis a rejoint Clairefontaine dans un état fermé. Philippe Bergeroo a décrit son arrivée avec des mots précis: "On l’a vu arriver comme enfermé dans sa peine. Dans le vestiaire avant les entraînements, il ne souriait plus, pas une fois".
Le joueur a répondu à la critique en disant: "C’est plus que de la déception". Il a soutenu qu’il était seulement "retombé involontairement sur le Saoudien", alors que ses coéquipiers et son entraîneur voyaient l’action comme intolérable. Cette fracture raconte plus qu’un simple rouge: elle montre à quel point l’incident a pesé sur la France avant Paraguay.
Le banc et Laurent Blanc
FIFA a autorisé Zidane à suivre le match depuis le banc. Pendant la rencontre contre Paraguay, il a contenu sa frustration, puis l’a laissée éclater quand Laurent Blanc a marqué le but en or.
Jacquet a ensuite expliqué cette réaction en une phrase: "Il a dû se dire: “maintenant, c’est à moi de jouer.“" Des années plus tard, le geste contre Saudi Arabia reste l’un des premiers grands faux pas de Zidane à la Coupe du monde 1998, et celui qui a fait entrer son nom dans le tournoi par la porte de la controverse avant même ses grands soirs.






