Slafkovský voit Match Canadien En Direct avec une barbe de 3 semaines
Juraj Slafkovský a posé la question qui lui trottait en tête vendredi matin: "Cole, comment va ta barbe ?" Sur le match canadien en direct, le Canadien de 22 ans est arrivé à son casier avec une barbe déjà bien fournie, après avoir commencé à la faire pousser il y a trois semaines.
Le geste est anecdotique, mais la situation autour de lui ne l’est pas. Montréal se préparait pour un sixième match contre le Lightning avec une première chance d’éliminer un adversaire dans la LNH pour Slafkovský, Kaiden Guhle, Lane Hutson, Ivan Demidov et Jakub Dobeš.
Slafkovský et Caufield
Le Slovaque a ouvert la série avec un tour du chapeau dans le premier match, puis n’a plus inscrit de point depuis. Sa ligne avec Cole Caufield et Nick Suzuki a été neutralisée, puis séparée au dernier match, ce qui a déplacé une partie du poids offensif ailleurs dans l’alignement.
Face à Tampa Bay, son jeu a surtout pris une teinte défensive. Il a passé plus de 19 minutes sur la glace mercredi dans la victoire du Canadien, et il a joué les 153 dernières secondes pendant que le Lightning attaquait avec un sixième patineur.
Le rôle défensif
Slafkovský a dit qu’il aime défendre, même si cela ne saute pas toujours aux yeux: "Je me sentais bien. Je l’ai souvent dit, j’aime défendre, même si ça ne paraît pas toujours". Il a aussi rappelé que l’entraîneur lui faisait confiance dans ces séquences serrées: "Je suis content que l’entraîneur me fasse confiance. Ça a fonctionné, j’espère qu’on sera encore dans cette situation ce soir et si c’est le cas, j’espère faire mon travail."
Les chiffres collent à ce profil. Il a terminé la saison au huitième rang chez les attaquants de la LNH pour les tirs bloqués avec 78, et presque tous ceux qui le devançaient jouaient sur l’infériorité numérique, sauf Ryan Hartman. Quand on lui a demandé ce total, il a répondu: "Je ne regarde pas cette statistique. Ici, la glace est plus petite, donc tu es plus proche, tu peux réduire l’espace. J’essaie de tout faire pour aider le gardien et si c’est de bloquer un tir, je vais le faire".
Hagel, Crozier et la réponse
La série a aussi laissé des traces plus directes. Slafkovský s’est battu avec Brandon Hagel, puis a été frappé par Max Crozier au milieu de la glace dans le quatrième match. Il a minimisé l’épisode en parlant de sa façon de revenir au jeu: "Ça arrive. Je me suis tourné, je l’ai vu arriver, mais je n’avais pas d’espace. Il m’a bien frappé. Tant mieux pour lui. Il ne joue pas beaucoup, ça lui a peut-être permis de jouer plus. Je dois l’accepter. Ça importe peu si je me fais frapper, c’est comment je reviens."
Il veut aussi plus de production. "J’aimerais marquer plus, mais il faut juste continuer à travailler fort et ça va rentrer. Je m’attends à plus de moi et quand ça va arriver, je vais le prendre", a-t-il dit. Pour Montréal, la soirée de vendredi offrait une occasion rare pour un groupe de jeunes joueurs qui a déjà vécu quelque chose de proche l’an dernier, et qui retrouve encore une fois une position où chaque détail de sa profondeur peut peser lourd.