Trump doute d’un plan iranien de 14 points pour Guerre

Trump doute d’un plan iranien de 14 points pour Guerre

Donald Trump a dit samedi qu’il examinait un nouveau plan iranien pour mettre fin à la guerre, tout en disant douter qu’il puisse être acceptable. Avant d’embarquer à bord d’Air Force One, le président américain a lancé: «Je vous en parlerai plus tard» puis «Ils vont me donner le texte exact maintenant».

Sur Truth Social, Trump a écrit qu’il ne pouvait imaginer que la proposition soit acceptable, et a ajouté que les Iraniens n’avaient pas encore payé «un prix suffisamment élevé» pour ce qu’ils avaient fait «à l’humanité et au monde au cours des 47 dernières années». La discussion porte sur un texte iranien de 14 points transmis via le Pakistan en réponse à une proposition américaine de neuf points.

Iran, Pakistan et l’échange de 14 points

Les médias iraniens Tasnim et Fars ont rapporté que l’Iran avait envoyé cette proposition de 14 points via le Pakistan. Les médias d’État iraniens n’ont pas publié le nouveau texte. Le Pakistan a déjà accueilli des négociations entre l’Iran et les États-Unis, ce qui place ce canal au centre de l’échange actuel.

Trump a rejeté une précédente proposition iranienne plus tôt dans la semaine. Samedi, il a tout de même indiqué qu’il examinait le nouveau texte, signe que la séquence diplomatique reste ouverte même après ce refus initial.

Le détroit d’Hormuz sous pression

La guerre a commencé le 28 février après l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Depuis, un cessez-le-feu de trois semaines semble tenir. Dans ce cadre, Trump a proposé la réouverture du détroit d’Hormuz, par lequel passe habituellement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel.

Washington a averti les compagnies maritimes qu’elles pourraient faire face à des sanctions si elles payaient l’Iran pour passer en sécurité par le détroit. Vendredi, les États-Unis ont aussi mis en garde contre les transferts en espèces, les actifs numériques, les échanges informels, les paiements en nature, les dons caritatifs et les versements effectués dans les ambassades iraniennes.

L’Iran a fermé le passage en attaquant et en menaçant des navires après le début de la guerre le 28 février, puis a commencé à offrir à certains bateaux un passage sûr via des routes plus proches de sa côte, parfois contre des frais. Le 13 avril, les États-Unis ont imposé un blocus naval des ports iraniens.

Washington et Téhéran gardent la pression

Le Commandement central américain a dit samedi que 48 navires commerciaux avaient reçu l’ordre de faire demi-tour. Dans le même temps, l’Iran a annoncé qu’il avait pendu deux hommes condamnés pour espionnage au profit d’Israël. Mizanonline a indiqué que Yaghoub Karimpour était accusé d’avoir transmis des informations sensibles à un agent du Mossad, et que Nasser Bekrzadeh aurait transmis des détails sur des dirigeants politiques et religieux ainsi que des informations sur Natanz.

Pour les acteurs maritimes qui surveillent le détroit d’Hormuz, l’enjeu immédiat n’est pas une formule diplomatique abstraite mais la route elle-même: l’administration américaine menace des sanctions, l’Iran a déjà modifié l’accès au passage, et 48 navires commerciaux ont déjà été renvoyés en arrière. La prochaine étape dépend du texte exact que Trump dit attendre maintenant de voir.

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