Anne Hathaway relance Le Diable S'habille En Prada 2 avec quatre retours

Anne Hathaway relance Le Diable S'habille En Prada 2 avec quatre retours

Vingt ans après le premier film, le diable s'habille en prada 2 remet Andy Sachs face à Miranda Priestly, Nigel et Emily. Le retour du quatuor donne à la suite un vrai enjeu de continuité: retrouver un univers qui, en 2006, faisait encore figure de référence pour Runway.

Andy Sachs revient chez Runway

Andy Sachs quitte de nouveau Runway pour se consacrer à sa carrière de journaliste, puis revient pour aider l’entreprise à redorer son image. Ce basculement la replace au centre du récit, avec Anne Hathaway dans un rôle qui ne rejoue pas simplement le passé mais le rouvre sur un terrain plus professionnel.

Meryl Streep reprend Miranda Priestly, Stanley Tucci revient en Nigel et Emily Blunt retrouve Emily. Les retrouvailles sont décrites comme plus que réussies, et leur complicité crève l’écran, ce qui donne à la suite une base d’ensemble solide plutôt qu’un simple exercice de nostalgie.

Miranda, Nigel et Emily

Emily travaille désormais au service d’une grande marque de luxe, ce qui change l’équilibre du groupe et place la suite dans une mode plus fragmentée que celle de 2006. Le film ne se contente pas de rallumer les anciens rapports de force: il les déplace dans une industrie où les repères de Runway ne suffisent plus à eux seuls.

Miranda reste une femme acerbe et déterminée, et Streep domine plusieurs scènes de la suite. C’est précisément ce qui donne du poids au retour: le personnage ne sert pas seulement de rappel, il impose encore le tempo du film.

Runway face aux influenceurs

Le film aborde l’essor des réseaux sociaux et des influenceurs, tandis que Runway est constamment poussé à se réinventer pour rester pertinent. Entre 2006 et aujourd’hui, c’est là que se trouve le vrai déplacement: l’ancien centre de gravité de la mode doit désormais composer avec des règles plus rapides, plus visibles et plus instables.

Andy revient donc dans un milieu qui n’a plus les mêmes codes, et c’est ce qui rend sa mission utile à regarder. Pour le public, la suite tient surtout si elle garde ce double mouvement: le plaisir des retrouvailles et la pression d’un secteur qui ne peut plus fonctionner comme il y a vingt ans.

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