Deloitte Canada voit grimper le risque d'Escroquerie dans le public

Deloitte Canada voit grimper le risque d'Escroquerie dans le public

Dans le secteur public, l’escroquerie devient plus difficile à contenir quand les pressions budgétaires, les réductions d’effectifs et les investissements stratégiques s’accélèrent, selon Deloitte Canada. L’enjeu n’est pas seulement financier: chaque dollar perdu manque ensuite aux services publics essentiels.

Le cabinet ajoute que les dirigeants peuvent répondre avec des mesures concrètes et peu coûteuses, au moment où les pertes liées à la fraude ont fortement augmenté sur two decades. La question pour les administrations est désormais de renforcer les contrôles sans attendre que les dispositifs de protection soient relégués derrière les coupes.

Deloitte Canada

Deloitte Canada décrit la fraude comme un sujet de gouvernance autant que de finances dans le secteur public. Le risque monte quand la pression s’intensifie, que les contrôles faiblissent et que la surveillance recule. Dans ce schéma, la fraude se forme à l’intersection de la pression, de l’opportunité et de la rationalisation.

Le document relie aussi cette dynamique aux arbitrages de coût: consolidation des postes, confiance accrue au lieu de vérification, et report des activités de gestion du risque de fraude. Ces choix peuvent affaiblir l’environnement de contrôle, augmenter la probabilité qu’une fraude passe inaperçue et réduire la capacité de réaction.

Contrôles et investissements

Les conditions décrites par Deloitte Canada se tendent encore quand les gouvernements accélèrent les achats, s’appuient davantage sur des tiers, compressent les délais et livrent des programmes à grande échelle sans intégrer l’intégrité et la surveillance dès le départ. Le risque concerne alors la fraude interne comme la fraude externe.

Le texte ajoute que les technologies émergentes amplifient ce risque. Les outils d’IA générative et les techniques avancées d’ingénierie sociale peuvent produire des schémas d’escroquerie très convaincants à faible coût, pendant que les contraintes budgétaires retardent souvent la formation et le déploiement des défenses.

Pression et services publics

Le cabinet établit un lien direct entre ces contraintes et le service rendu au public: la fraude retire des ressources aux fonctions essentielles et fragilise la confiance dans les institutions. Sur deux décennies, la valeur médiane des pertes liées à la fraude a augmenté de manière significative.

Pour les administrations, le signal est opérationnel. Quand les coupes, les délais et les investissements rapides se superposent, la priorité n’est pas de multiplier les explications, mais d’installer tout de suite des contrôles, une surveillance et des défenses capables de suivre le rythme des fraudeurs.

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