Sénat américain valide Warsh à la Fed — Banque Centrale
Le Sénat américain a validé mercredi la nomination de Kevin Warsh à la tête de la banque centrale américaine. À 56 ans, le candidat de Donald Trump n’a plus qu’à prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans.
Kevin Warsh et la Fed
La chambre haute avait déjà validé mardi son entrée au conseil des gouverneurs de la Fed pour quatorze ans. Cette séquence place Warsh au cœur de l’institution qui fixe les taux d’intérêt américains et tente de contenir l’inflation, alors que Donald Trump attend des taux plus bas pour stimuler l’économie et minimise la poussée de fièvre inflationniste en cours.
Kevin Warsh n’arrive pas à la Fed en novice. En 2006, il était devenu le plus jeune membre du conseil des gouverneurs, puis il a démissionné en 2011 après un désaccord avec la politique monétaire de l’époque, qu’il jugeait trop accommodante à ses yeux.
Chuck Schumer face à Donald Trump
Le vote a donné aux républicains l’appui d’un seul élu du camp adverse, John Fetterman. Avant le scrutin, Chuck Schumer a accusé Donald Trump de mener une « croisade contre l’indépendance de la Fed » et a écrit dans un communiqué: « Alors que la guerre désastreuse menée par ce gouvernement et son programme économique raté font grimper les coûts, Donald Trump ne cherchera qu’à exercer davantage de pression sur la Fed pour qu’elle manipule les taux d’intérêt dans le sens de son seul profit politique ».
Jerome Powell, lui, achève sa présidence vendredi, ce qui fait de la validation de Warsh un passage immédiat vers une nouvelle direction à la banque centrale. Scott Bessent a salué la décision sur X en disant: « Le président Warsh va ouvrir une nouvelle ère au sein d’une institution qui a besoin de transparence, d’orientations politiques solides et d’un sens du devoir renouvelé ».
Jerome Powell jusqu’à vendredi
La transition s’inscrit dans un moment où la Fed reste concentrée sur une inflation éloignée de son objectif de 2 % et sur des prix à la consommation qui augmentent à un rythme qui n’avait plus été vu depuis quasiment trois ans, selon le texte. Warsh arrive avec l’image d’un banquier central « faucon », forgée par sa sensibilité à l’inflation et par son départ de 2011. Sa prise de fonctions, une fois le serment prêté, mettra fin à l’attente politique autour de la succession de Powell et installera pour quatre ans un président choisi par Donald Trump.