Paul St-Pierre Plamondon retire Québec du TGV — Chef Du Parti

Paul St-Pierre Plamondon retire Québec du TGV — Chef Du Parti

Paul St-Pierre Plamondon, chef du parti québécois, a dit mardi que le PQ retirerait le Québec du projet de train à grande vitesse entre Québec et Toronto s’il forme le prochain gouvernement. Il a aussi soutenu que les sommes prévues pourraient plutôt servir à rénover la quasi-totalité des infrastructures vétustes du Québec.

Le projet est porté par le consortium Alto, qui l’évalue entre 60 et 90 milliards de dollars. Jean-Denis Garon a pour sa part dit qu’il ne voyait pas comment le projet éviterait les dépassements de coûts, et il a avancé qu’avec les coûts d’exploitation, la facture pourrait grimper à près de 200 milliards, dont 110 milliards en fonds publics.

Québec et le projet Alto

Plamondon a dit que la part du Québec dans le financement serait de près de 40 milliards de dollars et qu’un gouvernement du PQ demanderait à Ottawa de donner cette somme en retirant le Québec du projet. Dans le communiqué rendu public mardi, il a aussi écrit que « l’objectif premier est de répondre au désir de nation building et de renforcement de l’unité canadienne ».

Il a lié ce choix à des besoins internes au Québec. Dans le même communiqué, il a déclaré que « le vrai problème en matière de transport collectif n’est pas que les Québécois ne puissent pas se déplacer efficacement pour aller à Toronto, mais plutôt qu’ils sont incapables de le faire à l’intérieur même de leur propre ville, où l’offre demeure insuffisante ».

Joly et MacKinnon à Ottawa

À Ottawa, mardi matin, Mélanie Joly a dit que « le Québec ne met pas d’argent » dans le projet Alto et qu’il est « fondamentalement » fédéral. Elle a ajouté qu’« Ottawa va faire le projet et il “va bien le faire” ».

Steven MacKinnon a répondu qu’il serait difficile pour Ottawa de lancer un TGV sans le Québec. Il a résumé sa position en disant: « Soyons clairs, il n’y a pas de projet Alto sans Québec. »

Les montants au centre

Les montants donnent à cette prise de position un effet immédiat pour le débat public autour du projet. Plamondon a mis en parallèle la facture annoncée et l’état des infrastructures du Québec, citant les écoles, les hôpitaux, les routes et le transport collectif comme usages possibles des mêmes sommes.

La ligne de fracture est maintenant fixée entre une promesse de retrait si le PQ prend le pouvoir et une réponse fédérale qui présente Alto comme un projet qui ne peut pas avancer sans Québec. Le poids financier évoqué dans les déclarations de mardi place la prochaine campagne sur la question du financement, pas seulement sur celle du tracé.

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