Isabelle Maréchal relaye Kevin Houde et 4 enfants sous pression
isabelle maréchal a reçu cette semaine Kevin Houde, 31 ans, camionneur à Joliette, qui a dit n’avoir « jamais fait autant d’argent » et « jamais été aussi pauvre ». Le père de quatre enfants a décrit un ménage étranglé par le loyer, l’épicerie et l’essence, avec des dépenses mensuelles déjà au-dessus de 4 000 $.
« Mon loyer me coûte plus de 2000 $, la bouffe pour nourrir mes 4 enfants me coûte aussi 2000 $. J’ai même pas le temps de respirer que ça me coûte déjà plus de 4000 $ par mois ! Je mange juste un repas par jour parce que j’en laisse aux autres... Là, je vous parle, pis j’ai faim. » Cette phrase résume le choc des chiffres: un loyer de 2 150 $, un carton de lait de 4 litres à 12,99 $, et une famille de six à nourrir.
Joliette sous 4 000 $
Kevin Houde vit à Joliette avec sa conjointe et leurs quatre enfants, âgés de 3 à 12 ans. Il a dit que son salaire perdait de la valeur tous les six mois et que son essence était passée de 150 $ par semaine à 220 $ par semaine. Pour un travailleur qui prend encore la route chaque jour, le budget n’absorbe plus les écarts entre paie et dépenses.
« Je voulais pas pleurer. Mon intention, c’est pas de faire pitié. Je veux juste décrire de ce que vivent les familles de la classe moyenne. Notre pouvoir d’achat est rendu nul. » Sa description place le problème là où il frappe le plus fort: dans les dépenses fixes et quotidiennes, pas dans un luxe ou un achat ponctuel.
Le retour d'Isabelle Maréchal
Après l’appel, Isabelle Maréchal a dit avoir rappelé Houde pour prendre de ses nouvelles. Elle a aussi dit qu’il avait reçu des centaines de messages de citoyens le remerciant d’avoir parlé au nom de plusieurs familles.
Houde a dit vouloir rester dans le même appartement et continuer à travailler chaque jour s’il le faut. Il a aussi parlé de la fête des Mères, disant qu’il aimerait offrir une rose éternelle sous une petite coupole à sa conjointe, mais qu’il n’en avait pas vraiment les moyens. Pour lui, la suite ressemble moins à un rebond qu’à une question de survie budgétaire au mois le mois.