Trump secoue le Pétrole, Brent à 106 dollars mardi

Trump secoue le Pétrole, Brent à 106 dollars mardi

Le pétrole a progressé mardi, avec le Brent de la mer du Nord à 106 dollars le baril et le WTI américain à 100,17 dollars vers 7 h 20 GMT. La hausse s’est nourrie du doute sur le cessez-le-feu au Moyen-Orient et de l’impasse diplomatique entre Téhéran et Washington, un signal de plus pour les marchés déjà confrontés à des prix de l’énergie élevés.

Trump ravive le doute

Donald Trump a dit lundi que le cessez-le-feu était « sous assistance respiratoire » et a jugé la réponse iranienne à la dernière offre américaine « à mettre à la poubelle ». Téhéran s’est dit prêt à riposter en cas d’agression, ce qui a suffi à relancer les achats sur le brut alors que les opérateurs arbitraient de nouveau le risque d’un choc d’offre.

Jim Reid a résumé l’effet de ces propos en disant: « Le président Trump a semé le doute sur le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran ». Après plus d’un mois de trêve, la voie diplomatique piétinait déjà, et les prix du baril ont réagi avant même toute évolution formelle sur le terrain.

Le détroit d’Ormuz sous pression

Lundi, Trump a aussi dit à qu’il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour traverser le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique voyait transiter environ 20 % de l’offre mondiale d’hydrocarbures, et il était bloqué par l’Iran depuis l’offensive israélo-américaine du 28 février.

La réponse iranienne à la proposition américaine de la semaine dernière aurait demandé la levée du blocus américain, un allégement des sanctions et le maintien par l’Iran d’un certain contrôle sur le détroit. Cette combinaison laisse le brut sensible à la moindre rupture de négociation, surtout quand le coût de l’énergie reste déjà élevé pour les marchés actions.

Séoul, Paris et Francfort reculent

À Séoul, le Kospi a clôturé en baisse de 2,29 % à 7643 points après avoir perdu environ 5 % en séance. À Tokyo, le Nikkei a gagné 0,52 %, pendant qu’à Hong Kong le Hang Seng cédait 0,18 % dans les derniers échanges asiatiques.

En Europe, Paris reculait de 0,86 %, Francfort de 1,13 %, Londres de 1,00 % et Milan de 1,41 % dans les premiers échanges. Andreas Lipkow a noté que « les optimistes (...) commencent peu à peu à manquer d’arguments » et a ajouté que « Les prix de l’énergie restent élevés », au moment où la hausse boursière dans les semi-conducteurs lui semblait déjà très avancée.

Amin Nasser a qualifié la guerre au Moyen-Orient de « plus grand choc énergétique » et a estimé que même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre. Il a aussi jugé que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu’en 2027, un horizon qui laisse les acheteurs de brut face à une nervosité prolongée plutôt qu’à un simple sursaut de séance.

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