Le Devoir gagne un premier prix aux Global Media Awards

Le Devoir gagne un premier prix aux Global Media Awards

Le Devoir a remporté jeudi le premier prix des Global Media Awards pour Est-ce que les chansons de nos jours rétrécissent ?, un reportage interactif sur la diminution de la durée des chansons. Le projet, signé par Sarah Boumedda, Cédric Gagnon et Justin Caisse, s’appuie sur une base de données de plus de 40 000 titres parus entre 2000 et 2025.

Sarah Boumedda a dit: « C’est une très belle reconnaissance, je suis vraiment contente ». Le travail a aussi reçu une mention honorable dans la catégorie Meilleure stratégie de diversification des revenus — marques régionales, au même gala de l’International News Media Association.

Sarah Boumedda et l’équipe

La journaliste de données a expliqué que l’idée venait d’un constat fait en équipe dans la vie quotidienne. « La tendance des chansons qui sont de plus en plus courtes, c’est un phénomène qu’on avait commencé à remarquer en équipe dans nos vies personnelles. C’est de là qu’est venu le désir de le chiffrer et de le quantifier », a-t-elle dit.

Elle a aussi décrit l’objectif du reportage: « C’est parti d’un constat de la vie quotidienne, pour ensuite porter un regard plus critique sur notre culture à l’ère numérique. » Le projet traite de la réduction du temps des chansons, de ses origines liées notamment au fonctionnement des réseaux sociaux, et de ses effets sur différents genres musicaux ainsi que sur l’industrie musicale québécoise.

Claudine St-Germain et Brian Myles

Claudine St-Germain a salué le travail nécessaire pour transformer des données brutes en contenu interactif. « Prendre des dizaines de milliers de données brutes et en faire un contenu interactif à la fois limpide et ludique, ça demande beaucoup de créativité et d’ingéniosité », a-t-elle dit. Elle a ajouté: « Il faut trouver le parfait alliage de journalisme de données, de développement et de design, et c’est sacrément difficile, mais dans ce cas-ci, l’équipe a réussi haut la main ! »

Brian Myles a pour sa part souligné la place de l’INMA dans le secteur des médias et a dit que voir Le Devoir parmi les gagnants était « une source de fierté à couper le souffle ». Il a ajouté: « C’est aussi une invitation à poursuivre nos efforts pour produire des contenus originaux qui inspirent confiance. »

Le Devoir et les revenus

Le gala a aussi mis en lumière la stratégie de diversification des revenus de l’entreprise. Le Devoir a repris le contrôle de la gestion de ses droits d’auteur et déployé un service de gestion de la propriété intellectuelle qui représente maintenant plus de 150 médias, principalement au Québec et aussi ailleurs au Canada.

Pour Le Devoir, le prix pour ce reportage interactif et la mention honorable pour ses revenus placent la rédaction et son modèle d’affaires au même niveau de reconnaissance lors du même événement. Le prochain enjeu pour l’équipe sera de maintenir ce type de production originale à partir de données, de développement et de design réunis dans un même projet.

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