Alliance TRANSIT pousse le retour des péages — Le Journal De Québec

Alliance TRANSIT pousse le retour des péages — Le Journal De Québec

le journal de québec rapporte qu’Alliance TRANSIT veut multiplier les péages routiers au Québec pendant que le Fonds des réseaux de transport terrestre devrait afficher un déficit de 1,8 milliard cette année. Samuel Pagé-Plouffe a présenté jeudi une analyse qui relie ce trou au rythme du financement des routes.

Le coordonnateur de l’Alliance TRANSIT a plaidé pour un meilleur financement du transport collectif et pour le retour des péages routiers. Jean-Philippe Meloche a ajouté que la taxe sur l’essence est à 19,2 sous par litre depuis 2013, sans indexation depuis plus d’une décennie.

Samuel Pagé-Plouffe et l’analyse

Pagé-Plouffe a dit: « L’outil du péage est très propice, d’autant plus qu’on peut influencer les comportements. Si les routes sont très achalandées, on peut envoyer un signal de prix pour diminuer la congestion. Ça fonctionne déjà ailleurs ». L’Alliance TRANSIT présente ce levier comme une réponse au financement réservé au maintien des actifs en transport collectif, qui stagne depuis 2013.

Le rapport avance aussi que les dépenses du programme ont bondi de 4,9 milliards depuis 2015, alors que les revenus n’ont grimpé que d’à peine un milliard. Dans le même temps, le déficit d’entretien des routes est évalué à 24,5 milliards, en hausse de 67 % depuis 2018.

Christine Fréchette et les péages

Fréchette a dit à la mi-avril qu’elle était ouverte au retour des péages sous certaines conditions. Elle a déclaré: « Je ne ferme pas la porte d’emblée. Est-ce qu’il y aura des péages à la grandeur du Québec ? Non. Mais c’est une formule peut-être qu’il faudra considérer. Je vais voir les propositions ».

Meloche a soutenu que « On est à 19,2 sous par litre et c’est ainsi depuis 2013. En pouvoir d’achat, c’est comme si on avait baissé les taxes ». Il a aussi dit: « Ça peut prendre différentes formes. L’idée, c’est d’ouvrir le débat sur le fait que la taxe sur le carburant, elle ne fait plus le travail. Il faut trouver le moyen d’envoyer un signal aux automobilistes qu’il y a un coût à l’entretien des infrastructures ».

Québec et le FORT

Le sondage Léger cité dans l’analyse indique qu’environ un Québécois sur deux serait favorable au retour des péages si cela aide à combler le déficit d’entretien des routes. Avec un FORT qui doit encore absorber un déficit de 1,8 milliard cette année, le rapport place le gouvernement devant un choix de financement plus direct que la taxe sur les carburants.

La discussion n’est plus seulement budgétaire. Elle porte maintenant sur la façon de faire payer l’usage des routes au moment où les revenus progressent beaucoup plus lentement que les dépenses, et où l’exécutif laisse déjà ouverte la porte à des péages ciblés.

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