Bruno Michel veut ancrer la F2 à Montréal — Grand Prix Montreal
La Formule 2 veut s’installer à grand prix montreal pour plusieurs années, et les discussions avec le Grand Prix du Canada ont pris de la vitesse après l’annulation de deux épreuves initialement au calendrier. Le Championnat de F2 débarquera à Montréal dans deux semaines, avec un passage qui pourrait devenir durable.
Bruno Michel et Montréal
Bruno Michel disait déjà au début de mars, avant l’ouverture de la saison en Australie, qu’il parlait avec les organisateurs montréalais pour le futur. Le grand patron de la F2 a ensuite resserré le message au week-end dernier à Miami: “On parle vraiment de s’implanter avec Montréal. C’est sur qu’on aimerait retourner dans l’avenir”.
Il a aussi résumé l’idée sportive derrière l’ajout de la série à la semaine du Grand Prix: “On amène un bon spectacle pour compléter la F1 maintenant différente avec la nouvelle réglementation technique. C’est deux techniques de pilotage différentes. La course est dans notre ADN. Nous l’avons vu avec l’épreuve ce week-end à Miami”.
Circuit Gilles-Villeneuve
Le changement n’est pas qu’un ajustement de calendrier. L’organisation du GP du Canada pouvait accueillir une manche en adaptant les installations du circuit Gilles-Villeneuve, et les organisateurs floridiens et québécois ont dû improviser des paddocks provisoires pour 11 écuries et 22 voitures avec leur pilote.
À Montréal, la semaine du Grand Prix est devancée d’un mois cette année, et les garages de la F2 seront ouverts au public et aux curieux. Les femmes de l’Académie de F1 tourneront aussi sur l’île Notre-Dame, ce qui ajoute encore de l’activité sur le site pendant cette fenêtre resserrée.
Marché nord-américain
Michel regarde plus loin que Montréal. Il veut développer davantage le marché nord-américain avec la présence de Colton Herta et Jak Crawford, tout en gardant un œil sur Austin et Vegas.
Les annulations des épreuves de Bahreïn et d’Arabie saoudite ont accéléré les pourparlers, mais le dossier dépasse ce seul recalendrier. Si Montréal s’ancre au calendrier, la F2 ne se contente plus d’un passage ponctuel: elle teste une place durable aux côtés de la F1 sur un marché qu’elle veut élargir.