Pixcom coupe Alertes : Lily-Rose — Alertes dépasse 450 000 $ par épisode
Alertes: Lily-Rose n’ira pas de l’avant, après la demande de Pixcom à l’AQTIS de déroger à la convention collective pour réduire les coûts de production d’une série destinée à Québecor Média. Le projet devait faire travailler une cinquantaine de techniciens et chaque épisode coûtait plus de 450 000 $.
Lettre du 23 avril
Nicolas Merola, producteur et président de Productions Pixcom, a envoyé le 23 avril une lettre à l’AQTIS pour demander des dérogations à certaines dispositions de la convention collective. Il a décrit ce texte comme « Cette lettre était un peu un appel à l’aide pour voir ensemble comment on pouvait collaborer et trouver des solutions pour Alertes: Lily-Rose ».
Merola a aussi dit: « Il n’y a plus assez d’argent dans la télé privée aujourd’hui pour financer les séries qu’on avait l’habitude de produire ». Il a ajouté que TVA ou Noovo perdent désormais de l’argent quand ils mettent en ondes la plupart de leurs productions originales québécoises.
AQTIS et filet social
Parmi les changements demandés, Pixcom voulait retirer les contributions aux assurances collectives et au régime de retraite, ne plus avoir à fournir de repas et pouvoir embaucher des personnes non reconnues dans leurs fonctions. Bernard Larivière, président de l’AQTIS, section locale 514 IATSE, a refusé ces demandes.
Larivière a dit: « Nos membres étant déjà très précaires dans leur emploi, aller directement toucher à leur filet social, naturellement, c’est une attaque frontale pour nous ». Il a aussi déclaré: « On ne peut pas aller là, ça touche aux fondements de notre entente collective ».
TVA et financement
Pixcom a appris vendredi qu’Alertes: Lily-Rose ne verrait pas le jour. Québecor Média a jugé trop élevé le coût par épisode, fixé à plus de 450 000 $, dans un contexte où TVA a récemment débranché les séries Indomptables et Passez au salon faute de financement.
L’AQTIS compte environ 6000 membres syndiqués, et Larivière a dit: « On est prêts à essayer de trouver des solutions avec tous les joueurs de l’industrie, mais pas sur le dos de nos membres ». Pour les techniciens visés par le projet, le dossier se referme sans tournage et sans compromis sur la convention collective.