Trump met en garde Taïwan contre l’Indépendance à Pékin

Trump met en garde Taïwan contre l’Indépendance à Pékin

Donald Trump a averti Taïwan vendredi contre toute déclaration d’indépendance lors de son voyage à Pékin. Le président américain a dit qu’il ne voulait pas que les États-Unis aient à faire la guerre à 15 000 kilomètres de distance, alors même qu’il quittait la capitale chinoise.

Il a ajouté: « Je veux que [Taïwan] fasse baisser la température. Je veux que la Chine fasse baisser la température ». Trump a aussi dit qu’il n’avait pas encore pris de décision sur une vente d’armes à Taïwan, un point qui reste central pour Taipei face à Washington, son principal soutien militaire.

Pékin et Washington

Trump a lié cette mise en garde à l’échange qu’il venait d’avoir avec Xi Jinping. Selon les faits fournis, Pékin et Washington se sont mis d’accord pour continuer à appliquer « tous » leurs accords commerciaux existants et pour établir des conseils pour le commerce et l’investissement. Le voyage a donc produit des garde-fous sur le commerce, mais pas d’annonce majeure sur l’Iran.

Sur ce dernier point, Trump a dit avoir reçu de Xi Jinping des paroles encourageantes pour aider à rouvrir le détroit d’Ormuz. Il a aussi dit que Xi avait promis de ne pas livrer d’équipement militaire à l’Iran. Ces éléments donnent au déplacement un contour plus large que la seule question de Taïwan, sans pour autant effacer la prudence affichée par Washington.

Xi Jinping et la question de Taïwan

Xi Jinping avait prévenu Trump jeudi que la question de Taïwan était la plus importante dans les relations sino-américaines. Le président chinois a dit que les deux pays pouvaient rester globalement stables si la question était bien traitée, mais qu’ils se heurteraient, voire entreraient en conflit, si elle était mal traitée.

La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces et n’a pas réussi à la réunifier au reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Pékin dit privilégier une solution pacifique tout en réservant la possibilité d’utiliser la force, ce qui laisse à la visite de Pékin une portée limitée: des accords commerciaux ont avancé, mais la ligne la plus sensible entre la Chine, les États-Unis et Taïwan reste intacte.

Washington et le prochain test

Jacob Stokes, expert au Center for a New American Security, et Bonnie Glaser, du German Marshall Fund, font partie des personnes nommées dans cette séquence diplomatique. Le prochain test du statu quo viendra avec la visite de Xi Jinping à Washington cet automne, un rendez-vous qui doit encore mesurer jusqu’où Pékin et Washington peuvent aller sans durcir la crise autour de Taïwan.

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