Bergeron alerte sur 3,7 % et les Fonds De Pension
Fonds de pension: Pierre Bergeron dit que 3,7 % de croissance annuelle moyenne de l’Indice des prix à la consommation sur cinq ans change la base des calculs de retraite. Un rentier de 50 000 $ sans indexation ne garde pas le même pouvoir d’achat, et le choc est plus marqué à 75 ans qu’à 65 ans.
PBI Conseillers en actuariat
2 % reste l’hypothèse de travail de nombreux planificateurs financiers, régimes de retraite et rentiers, alors que cette cible n’a été atteinte que pendant quelques mois au cours des cinq dernières années avant de repartir à la hausse. Bergeron, actuaire chez PBI Conseillers en actuariat, résume le problème d’une phrase: "On a la tête un peu dans le sable à penser que le passé de l’inflation est garant de l’avenir".
RREGOP et rentes non indexées
2,8 % a été le rythme de l’inflation au Canada en avril par rapport au même mois de 2025, après 2,3 % en moyenne sur les quatre premiers mois de l’année. Dans ce contexte, les régimes à prestations déterminées indexés suivent le coût de la vie, mais la grande majorité des bénéficiaires d’un régime à prestations déterminées n’ont pas cette protection à la retraite, et le RREGOP des employés du secteur public québécois n’est que partiellement indexé.
50 000 $ de rente non indexée à 65 ans tomberaient à environ 41 000 $ à 75 ans si l’inflation à long terme restait à 2 %, puis à 33 650 $ à 85 ans. Pour les retraités qui vivent d’une rente stable versée jusqu’à la fin de leur vie, l’écart entre l’hypothèse de 2 % et une inflation plus persistante ne reste pas théorique: il se transforme en revenu réel perdu année après année.
La cible de 2 %
3,7 % de hausse moyenne annuelle sur cinq ans rend fragile l’idée qu’un retour automatique à 2 % protègerait les retraites par défaut. Si cette tendance persiste, les plans non indexés absorbent le choc au lieu de le transférer, et ce sont les retraités qui portent la facture dans leur budget courant.