Jonathan Léger-Dubuc meurt à 39 ans: Sans-abri et marathonien

Jonathan Léger-Dubuc meurt à 39 ans: Sans-abri et marathonien

Jonathan Léger-Dubuc, un sans-abri devenu coureur suivi au Québec, est mort samedi 18 avril à 39 ans d’un arrêt cardiaque. Il revenait d’une séance d’entraînement au parc Jean-Drapeau à Montréal pour des courses de 21 km prévues le lendemain.

Sa mort referme brusquement une histoire qui avait attiré l’attention en 2025, après son premier marathon. Sa famille et l’Accueil Bonneau veulent maintenant que ce parcours serve à rappeler le rôle des organismes qui accompagnent les personnes en situation d’itinérance.

Parc Jean-Drapeau à Montréal

Léger-Dubuc était encore en tenue de course au moment où il est mort. Il vivait dans la rue depuis deux ans. Quelques heures avant sa mort, il a écrit à son frère Éric Dubuc: « Je vais gagner la course de demain pour papa ».

Ce message résume la place qu’occupait la course dans sa vie. Son frère a dit: « Il était tellement fier des articles sur lui, il nous bombardait avec ça ». Léger-Dubuc avait décrit l’arrivée de son premier marathon comme « le plus heureux de sa vie ».

Éric Dubuc et l’Accueil Bonneau

Après ce marathon, des citoyens, des coureurs et des entreprises lui ont donné du matériel, de l’argent et des encouragements. Alexandre Maillé-Beaulieu, intervenant à l’Accueil Bonneau, a dit: « Quand il avait de quoi dans la tête, il le réalisait à tout prix ». Il a aussi dit avoir aidé Jonathan à gagner en confiance en lui.

Maillé-Beaulieu veut que cette histoire dépasse le seul décès. « Des gars dans la rue, il y en a bien peu qui trouvent une motivation qui va les pousser. Je suis convaincue qu’on aurait pu le sortir de son état. Son histoire était inspirante, il aurait pu écrire des livres », a-t-il dit. Il a ajouté: « J’espère que ces gens qui l’ont tant aidé ne vont pas abandonner la cause parce qu’il y en a un paquet d’autres qu’on peut sauver. »

Campagne GoFundMe

Après sa mort, une collecte GoFundMe a été lancée pour payer ses funérailles et recueillir des dons pour les organismes qui l’avaient aidé. La mobilisation qui l’avait entouré de son vivant se déplace désormais vers ceux qui soutiennent encore des personnes dans la même situation.

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