Martin Baumann dénonce la Plainte contre LinkedIn en 365 jours

Martin Baumann dénonce la Plainte contre LinkedIn en 365 jours

noyb a déposé une plainte contre LinkedIn après que la plateforme a refusé de fournir, dans le cadre d’une demande d’accès GDPR, les données sur les visiteurs de profil qu’elle montre pourtant aux abonnés Premium. La plainte vise un écart précis: LinkedIn garde ces informations derrière un abonnement payant, puis invoque la protection des données pour refuser le même accès gratuitement.

Martin Baumann, avocat spécialisé dans la protection des données chez noyb, a dit que les gens ont le droit de recevoir leurs propres données gratuitement. Il a aussi ajouté que LinkedIn suit les visites de profil et utilise ces données pour pousser les abonnements Premium.

LinkedIn Premium et article 15

Le cœur du dossier tient à une différence de traitement entre deux accès au même jeu de données. LinkedIn permet aux utilisateurs de voir qui a visité leur profil seulement s’ils paient pour Premium, alors que noyb estime que ces mêmes informations doivent aussi être remises dans une réponse à une demande d’accès fondée sur l’article 15 du GDPR.

Baumann a expliqué: "La vente de données à ses propres utilisateurs est une pratique très répandue parmi les entreprises." Il a aussi déclaré: "En réalité, les gens ont le droit de recevoir leurs propres données gratuitement."

Dans la même plainte, noyb soutient que LinkedIn ne devrait pas pouvoir traiter ces données comme un avantage commercial tout en refusant l’accès quand un utilisateur exerce son droit d’accès. Baumann a dit: "Il est absurde que les entreprises ne semblent reconnaître l'importance de la protection des données que lorsqu'elles veulent vendre des données."

365 derniers jours

La plainte vise aussi la manière dont LinkedIn encadre la visite des profils. La plateforme permet aux utilisateurs de se désengager du suivi des visites de profil, mais elle n’exige pas de consentement actif pour commencer ce suivi. LinkedIn utilise ensuite les données des visiteurs et d’autres informations pour encourager la souscription à Premium.

Baumann a résumé ce point ainsi: "Par exemple, lorsque LinkedIn n'a aucun problème à transmettre certaines données en échange d'argent - mais devient soudainement préoccupé par la vie privée des autres utilisateurs lorsque vous exercez votre droit d'accès". Il a ajouté que la protection des droits et libertés d’autrui peut justifier un refus de divulgation de données partagées, mais que cet argument ne tient plus si l’entreprise a obtenu le consentement nécessaire et est prête à rendre les mêmes données disponibles contre paiement.

Pour les utilisateurs concernés, l’enjeu est immédiat: LinkedIn dispose déjà des données de visite de profil, les montre aux abonnés payants et refuse de les remettre via une demande gratuite. noyb met donc la pression sur ce point précis, sans trancher ici la légalité du suivi lui-même.

Next