Trump veut réduire davantage les troupes en Allemagne
Donald Trump a dit samedi qu’il voulait réduire le nombre de soldats américains stationnés en allemagne de « bien davantage » que 5,000, après l’annonce du Pentagone d’une coupe déjà prévue. Le président des États-Unis a parlé à West Palm Beach, en Floride, alors que 36,000 soldats américains sont encore déployés en Allemagne.
La baisse annoncée par le Pentagone doit s’étaler sur six à douze mois et représente environ 15% du contingent américain en Allemagne. Boris Pistorius a répondu que le retrait de troupes américaines d’Europe et d’Allemagne était attendu et a appelé les Européens à prendre plus de responsabilités pour leur sécurité.
West Palm Beach et le Pentagone
Trump a déclaré: « Nous allons réduire bien davantage et nous réduisons bien plus que 5000 ». Sa formule va plus loin que la décision rendue publique vendredi par le Pentagone, qui prévoit une réduction de 5,000 soldats américains en Allemagne dans les six à douze mois à venir.
Les chiffres fixent aussi l’ampleur du mouvement. Une coupe de 5,000 soldats dans un effectif de 36,000 ne ferme pas la présence américaine en Allemagne, mais elle réduit un dispositif que les faits fournis décrivent comme crucial pour la sécurité et l’économie locales.
Boris Pistorius à Berlin
Pistorius a dit, dans un commentaire transmis à AFP: « Que des troupes des États-Unis se retirent d’Europe et d’Allemagne était attendu ». Il a ajouté: « Nous, Européens, devons prendre plus de responsabilités pour notre sécurité ». Sa réaction place la décision de Washington dans une attente déjà installée à Berlin.
Le ministre allemand de la défense a donc traité l’annonce comme un mouvement préparé, non comme une rupture soudaine. Cette lecture contraste avec l’insistance de Trump à promettre une réduction « bien davantage » que les 5,000 soldats déjà évoqués par le Pentagone.
Capacité américaine en Europe
La présence militaire américaine en Allemagne reste un sujet politique à Washington autant qu’à Berlin. Mike Rogers et Roger Wicker, dans une déclaration commune, se sont dits « très inquiets » et ont parlé du « mauvais signal envoyé à Vladimir Poutine ».
Leur réaction montre que la décision ne se limite pas à une question d’effectifs. Elle touche aussi à la façon dont Washington veut être lu par ses alliés européens et par Moscou, au moment où Trump a également dit vendredi vouloir porter à 25% les droits de douane sur les véhicules importés des États-Unis depuis l’Union européenne dès la semaine prochaine.
Pour l’Allemagne, le point immédiat est simple: Washington a déjà lancé une réduction de 5,000 soldats, et Trump dit maintenant vouloir aller au-delà. La suite dépendra de la façon dont le Pentagone traduira cette intention en ordres concrets sur les 36,000 soldats encore stationnés en Allemagne.