Maroc, trio de tête des importateurs africains avec Richesse
Le Maroc est désormais parmi les trois premiers importateurs d’Afrique, et cette richesse d’achats le place aux côtés de l’Afrique du Sud et de l’Égypte. En mai 2026, une note d’ANDAMAN PARTNERS l’a rangé dans ce trio alors que les importations africaines ont atteint 789 milliards de dollars en 2025.
Pour les industriels, les logisticiens et les énergéticiens, le signal est clair: la demande marocaine n’est plus seulement un poste de consommation, elle s’inscrit dans une montée en puissance industrielle et dans des chaînes de valeur plus intégrées. Le classement donne aussi une mesure précise de l’échelle du marché continental, avec près de 40% des importations africaines concentrées dans ces trois économies.
Maroc, Afrique du Sud, Égypte
40% des importations africaines de 2025 proviennent de trois marchés seulement, selon la note publiée en mai 2026. Le Maroc figure dans ce groupe avec l’Afrique du Sud et l’Égypte, ce qui le place dans un noyau d’acheteurs qui pèse presque à lui seul sur la facture extérieure du continent.
789 milliards de dollars d’importations africaines ont été atteints en 2025, avec des achats dominés par les machines, les équipements électroniques, les matériels de transport, les carburants et les intrants industriels. Ce panier dit assez bien ce que les économies africaines cherchent à importer: des équipements, des composants et de l’énergie pour faire tourner une production plus complexe.
Tanger Med et l’industrie
27% des importations du continent sont désormais absorbées par la Chine, ce qui donne une idée du poids des fournisseurs asiatiques dans les flux africains. Pour le Maroc, cette dépendance régionale coexiste avec une stratégie plus large: depuis plusieurs années, le pays accélère ses investissements dans l’automobile, l’aéronautique, les énergies renouvelables, l’industrie électrique, les infrastructures portuaires et la logistique.
Le complexe portuaire Tanger Med, les zones industrielles intégrées et les investissements dans les corridors logistiques régionaux renforcent cette position de plateforme industrielle et commerciale. Les importations du secteur automobile marocain incluent d’importants flux de composants, d’équipements industriels et de technologies intermédiaires avant réexportation vers l’Europe et d’autres marchés, ce qui relie directement le classement commercial à l’appareil productif.
Capacité industrielle et flux
L’industrie automobile est devenue le principal secteur exportateur du Maroc, et ce fait change la lecture des importations: elles alimentent une base industrielle, elles ne la remplacent pas. Si la demande africaine pour les systèmes industriels, les biens intermédiaires et les produits manufacturés continue de progresser plus vite que les capacités locales de production, le pays a déjà les infrastructures et les zones industrielles pour capter cette demande.
Pour un lecteur exposé à ces chaînes, le point concret est celui-ci: le Maroc ne se contente plus d’acheter pour consommer, il importe aussi pour assembler, transformer et réexporter. La vraie question n’est donc pas le volume seul, mais la vitesse à laquelle l’automobile, l’aéronautique et la logistique continueront à tirer ces flux vers le haut.