Tribunal ordonne à Hydro-Québec de faire cesser une grève de pression

Tribunal ordonne à Hydro-Québec de faire cesser une grève de pression

Le Tribunal administratif du travail a jugé illégaux, mardi, plusieurs moyens de pression utilisés par des employés syndiqués d’Hydro-Québec et a ordonné au Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec, section locale 1500, d’y mettre fin. La décision vise des gestes posés mercredi et jeudi de la semaine dernière dans plusieurs installations, alors que la grève hydro québec ne se déroulait pas sous forme de débrayage classique.

Hydro-Québec alimente 4,6 millions de clients et a dit que les actions de ses syndiqués pouvaient toucher la continuité du service dans des lieux où passent aussi des hôpitaux et des services d’urgence. Dans un courriel, Maxence Huard-Lefebvre, chef médias chez Hydro-Québec, a dénoncé des pratiques qu’il a qualifiées de dépassées: “Nous déplorons l’utilisation de moyens de pression révolus qui datent d’un autre siècle”.

Hydro-Québec et le syndicat 1500

Le tribunal a ordonné au syndicat de “prendre tous les moyens nécessaires” pour que ses membres cessent leurs actions concertées. Hydro-Québec a répondu par courriel qu’elle “prendra les moyens nécessaires afin de protéger ses installations, ses gestionnaires, ses employés et employées, et d’assurer un service de qualité à sa clientèle”.

La décision tombe alors que les négociations pour renouveler la convention collective restent enlisées. Cette convention était échue depuis 2023, et Hydro-Québec dit avoir déjà signé des ententes avec cinq de ses huit syndicats.

Rivière-du-Loup et Valleyfield

Parmi les gestes visés, une motoneige a été suspendue à l’extérieur d’un bâtiment à Rivière-du-Loup, et à Valleyfield, un conteneur a bloqué une sortie. D’autres actions ont touché des bureaux et des centrales, avec des véhicules et des équipements déplacés, des accès barricadés, des objets qui encombraient des corridors et, dans certaines centrales, des sorties de secours obstruées.

Les ralentissements ont aussi pris la forme d’un refus concerté de faire des heures supplémentaires, de sit-in dans des cafétérias, de réunions boycottées et de tablettes essentielles au travail qui ont disparu. À Montréal, une intervention planifiée aurait été retardée de plus d’une heure.

Négociations toujours ouvertes

Le conflit de travail concerne encore le Syndicat des employés de métiers, le syndicat des technologues ainsi que les Infirmières Chantiers. Pour les employés touchés par la décision de mardi, l’ordonnance change immédiatement le cadre des moyens de pression permis dans les installations visées.

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